l'arallû, l'enfer babylonien.

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l'arallû, l'enfer babylonien.

Message par Mythos Sohtym le Jeu 6 Juil 2006 - 9:55

L'enfer est une étrange ville souterraine, l'arallû, « que défendent sept murailles et sept portes ». Les damnés eux-mêmes formaient des troupes de démons acharnés à tourmenter leurs compagnons de malheur : Les démons occasionnels, les edimmu, sont les mal satisfaits de l'au-delà ; ce sont les esprits de tous ceux qui n'ont pas eu un minimum de bonheur dans l'existence ou qui l'ayant atteint, en on été prématurément privés. Ce sont les esprits des filles nubiles mortes vierges, des prostitués mortes de maladie, des femmes mortes en couches ou alors qu'elles allaitaient encore, des péris en mer ou par noyade quelconque, des accidentés (l'homme qui a chu d'un palmier). Enfin ceux qui sont morts sans enfants n'auront laissé personne pour assurer leurs offrandes funéraires, ceux qui sont morts sans avoir reçu de sépulture, feront partie de la cohorte revendicatrice.

On entrevoit ici quelque chose de cette intuition profonde selon laquelle les tourments des damnés sont l'oeuvre des damnés eux-mêmes.

Source: http://www.outre-vie.com/paradis/enfer.htm

C'est tout ce que j'ai pu trouver sur l'arallû, et j'aimerais savoir si un texte particulier en parle plus en profondeur et si il existe une representation (gravure, peinture, etc...) de l'arallû existe.
Merci d'avance.
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Re: l'arallû, l'enfer babylonien.

Message par Ewilan le Lun 17 Juil 2006 - 17:28

[ Sous la terre, par-delà l'abime de l'Apsou, se trouve la demeure infernale où descendent les hommes après leur mort. C'est "la terre sans retour", "la maison d'où l'entrant ne sort pas". Et comment espérer s'évader de ce royaume que défend une septuple enceinte ? Pour y pénétrer, il faut franchir successivement sept portes, en abandonnant à chacune d'elles une partie de ses vêtements, et quand la dernière porte s'est refermée, on se trouve nu et emprisonné pour jamais dans "la demeure des ténèbres". L'audacieuse Ishtar, qui s'était imprudemment aventurée dans le "pays sans retour", faillit, toute déesse qu'elle était,y rester prisonnière, et il ne fallut pas moins, pour l'en tirer, que l'interventiond'Êa et la puissance de ses incantations magiques. Parfois, les dieus accordent à quelques priviligiés de remonter à un moment à la lumière. Ainsi Enkidou, le compagnon du héros Gilgamesh, fut autorisé à aller révéler à son ami ce qui se passe au royaume des ombres. Quel triste tableau ! Danscette région, où règne une obscurité éternelle, les edimmu -c'est le nom que porte les âmes des morts-, "vêtus, comme l'oiseau, d'un vêtement d'ailes", sont confondus pêle-mêle:

Dans la maison de poussière...
Habitent le seigneur et le prêtre,
Habitent le conjurateur et le prophète,
Habitent les oints-de-l'abîme des dieux grands


"La poussière est leur nourriture, et leur aliment de la boue"; seuls, certains edimmu plus favorisés, ont droit à un lit et à de l'eau pure.
Outre les âmes des morts, on trouve aussi dans les enfers les "dieux captifs", Qingou et ses complices, qui, dans le grand combat primitif des dieux, s'étaient rangés aux côtés de Tiamat et avaient été vaincus par Mardouk.
Sur tout ce monde souterrain règne la déesse Ereshkigal, "princesse de la grande terre". A l'origine elle était l'unique souveraine. Mais un jour, le dieu Nergal, "le seigneur de la grande demeure", celui-là même qu'on adorait à Koutha sous le nom de Meshlamtaèa, marcha à l'assaut des enfers. Il avait avec lui quatorze démons, qu'il posta auprès des différentes portes. Pour obtenir la paix, Ereshkigal consentit à prendre Nergal pour époux:"tu seras mon époux, lui dit-elle, et je sera ta femme; je te ferai posséder la royauté dans la vaste terre, je placerai dans ta main la tablette de la sagesse."Ainsi Nergal, qui était jusque-là le dieu de la destruction et de la guerre, devint le baal des morts. Il a pour symbole une épée ou une tête de lion. Il a pour ministre des ses commandements Namtarou, le dieu de la peste, "l'accroupi de Nergal". Parmi les autres divinités infernales, on rencontre Bélili, la soeur de Tammouz, et la scribe Bêlit-Sêri. ]

Source: Mythes et mythologies, histoire et dictionnaire de Félix Guirand et Joël Schmidt.


Ce n'est pas vraiment une description des enfers, j'espère que ça te convient, c'est tout ce que j'ai trouvé !
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Re: l'arallû, l'enfer babylonien.

Message par Mythos Sohtym le Jeu 20 Juil 2006 - 19:15

C'est déjà pas mal du tout! Encore merci Ewilan! Very Happy
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