L'empire séleucide de Antiochos Ier à Antiochos IV

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L'empire séleucide de Antiochos Ier à Antiochos IV

Message par Elessar le Mer 2 Jan 2008 - 20:21

Antiochos Ier


Au moment où intervint la disparition de Séleucos, Antiochos Ier, son fils, gouvernait les parties orientales du royaume. Le nouveau roi est face à une situation difficile. C’est une crise successorale que doit affronter Antiochos Ier : plusieurs régions veulent profiter de la brusque disparition de Séleucos. L’Asie mineure constituait une des premières préoccupations du nouveau monarque. Avant de passer en Asie Mineure, il du affronter une révolte de la Syrie, cœur du royaume. Il triompha finalement mais Ptolémée II profita lui aussi de la situation troublée et assis son autorité sur les côtes d’Asie Mineure. Une fois la révolte de Syrie réprimée, Antiochos accourut en hâte en Asie Mineure mais conclut vers 279 une paix avec Ptolémée qui avait de la sorte agrandit son hégémonie sur les provinces littorales sans trop de mal. En Asie Mineure, à cause des difficultés syriennes et ptolémaïques qu’il affrontait, Antiochos Ier ne pouvait se rendre en Asie Mineure. Ainsi il dépêcha son stratège, Patrocle, pour sauver ce qui pouvait être sauvable. Un lieutenant de Patrocle se fit écraser par le bithynien Zipoités. Lorsque Antiochos Ier pu enfin passer en Asie Mineure, la situation était des plus troublée : Zipoitès était tombé et Nicomède Ier règnait lequel se battait avec son frère. De plus Nicomède avait cédé une alliance avec divers peuples joints par Antigonos Gonatas. Le Séleucide avait dons face à lui une vaste coalition. En 278, Gonatas et Antiochos conclurent une paix. Nicomède Ier était maintenant menacé par son frère et par le Séleucide débarrassé de Gonatas et il fit appel à l’aide des Celtes qui étaient les Galates. Ces barbares réussirent à débarrasser Nicomède de son frère. Puis, Nicomède poussa les Galates au sud les plaçant entre Antiochos et lui. Finalement, le roi séleucide sortit victorieux et enferma les Galates en Phrygie septentrionale qui devint le Galatie. Antiochos Ier, après en avoir fini avec l’Asie Mineure du affronter un nouveau conflit : la première guerre de Syrie qui s’acheva par un statu quo. La seconde moitié du règne d’Antiochos Ier (271-261) est encore moins bien connue que la première. Les dix dernières années de son règne semblent avoir été consacrée aux affaires intérieures du royaume. La paix de 271 clôt la première guerre de Syrie. Apparemment, Antiochos confia les provinces d’Orient à son fils Séleucos et il y eut donc une corégence. En 268, Séleucos cesse d’être corégent remplacé par son frère Antiochos II. On a une crise dynastique : Séleucos aurait été exécuté à la suite d’un complot contre son père. Sur la fin de règne, des problèmes survinrent en Asie Mineure. Le vieux Philétairos de Pergame avec qui avait existé une bonne entente fut remplacé par son neveu Eumène qui entra en conflit avec Antiochos. Eumène remporta sur Antiochos vers Sardes une victoire qui marqua la rupture entre Pergame et l’empire séleucide. Du coup, Eumène gagnait des territoires et Antiochos perdait des terres riches. La perte était importante. Le Séleucide ne survécut guère et en juin 261, il disparut.

Les problèmes des terres orientales du royaume de Séleucos Ier à Séleucos III

Les Séleucides ont hérité des problèmes posés par la conquête d’Alexandre dans les parties orientales de l’empire. Il y a le problème d’administration de ces lointaines satrapies et de leur défense. Il y a ensuite un problème humain : la cohabitation des indigènes et des Gréco-Macédoniens. C’est l’incapacité à résoudre ces problèmes de manière durable qui provoque l’affaiblissement de la domination séleucide dans ces régions pour aboutir à la dislocation de leurs possessions orientales. La cause la plus voyante de la fragilité de l’empire est son extension énorme aggravée par la multitude des pays constituant l’empire. Antioche constituait une capitale occidentale et il était difficile voire impossible d’administrer et de défendre efficacement les terres orientales depuis Antioche. C’est pourquoi ce sera plus tard Séleucie du Tigre qui fut nommé capitale orientale. Ainsi, il y avait deux capitales dans le royaume et cela rendait l’administration de ces terres lointaines plus aisée. Antigonos le Borgne avait bien compris le problème et avait donné le commandement de la Médie et des autres satrapies supérieures à Nikanor (c’est l’origine des Hautes satrapies). Cette solution n’empêcha pas Séleucos en 312 de prendre sous sa coupe les satrapies supérieures. Mais Séleucos du sacrifier du territoire, lointain et mal défendable, et conclut un accord économique avec l’Indien. L’Iran oriental ne faisait alors pas partie de ses premières préoccupations. A l’époque où la menace indienne aurait surgi, Séleucos avait conquis par l’épée la plus grande partie de l’Iran. En 294/293, Séleucos, qui est animé de la volonté de s’occuper des affaires occidentales confie la charge des Hautes – Satrapies à son fils avec la dignité royale. Cette double régence du royaume (avec les deux capitales mentionnées plus haut) sera suivie dans les générations suivantes. Cette partition de l’empire montre la difficulté et l’immensité de la tâche auquel devait se consacrer la monarchie séleucide. Il est étrange de constater que c’est l’Euphrate qui marqua la limite des satrapies orientale et Séleucie comme capitale. Pourtant, il est probable qu’Antiochos Ier durant sa corégence vécut plus en Iran qu’en Babylonie. Sous le règne de Séleucos, l’Iran fut pacifié mais l’on ne connaît pas ou guère les actions entreprises par le corégent, Antiochos Ier. L’Iran est une région qui va jouer un rôle particulier dans l’histoire de l’empire séleucide. Cet Iran rejetettait en partie l’hellénisation. Alors que Ptolémée III envahissait la Syrie et la Mésopotamie, le satrape séleucide de Parthyène – Hyrcanie fit sécession (vers 245). C’est le satrape Andragoras qui mena la révolte mais celle-ci sera réprimée par la suite et ce n’est là qu’un signe des premiers craquements de l’Iran. De 241 à 239, les deux fils d’Antiochos II (roi de peu d’importance) luttèrent pour la succession. Antiochos Hiérax écrasa son frère, Séleucos II, à Ancyre (vers 240/239). Au lendemain de cette bataille, eut lieu le grand craquement en Iran et les Parthes entrèrent en jeu. Hiérax périt ensuite à la suite de sa défaite face à Attale Ier de Pergame. Séleucos II, au lendemain de Ancyre tenta de rétablir la situation très compromise de l’Iran depuis 245 (sécession d’Andragoras) puis depuis environ 239 (les Parthes entrent en jeu).

On a vu l’irruption soudaine et la révolte de Androgaras. Il apparut alors un autre personnage, Arsace, qui, ayant appris que Séleucos avait été vaincu en Asie et estimant qu’il n’avait rien à craindre de la part du nouveau pouvoir royal, il passa en Parthyène avec une bande d epillards et refoula Andragoras. Il s’appropria le domaine et le peuple. C’est le début des Parthes. Ces évènements intervenant pendant la lutte fratricide entre Antiochos Hiérax et son frère, Séleucos II durent amener ce dernier à conclure la paix avec son frère (paix attestée en 236). A ce moment là, Séleucos possède encore plusieurs régions telle que la Cilicie, la Syrie, la ésopotamie,…Séleucos prépare donc une expédition contre Arsace et parvient à le refouler dans la steppe mais des complications occidentales lui interdisent d’exploiter ce succès. C’est finalement Arsace qui va vaincre Séleucos II et cette victoire sera en quelque sorte la « fête nationale » des parthes. Malheureusement on ne connaît pas la date précise. L’expédition en Iran de Séleucos commence probablement vers 237. C’est dans les années 237 – 227 que Séleucos tenta de rétablir la situation iranienne. Mais l’affaire fut de courte durée. Finalement l’abandon de l’expédition de Séleucos montra que les tâches du côté de la Méditerranée sont plus importantes que du côté de l’Iran. Séleucos II meurt en 226, il n’est pas le membre de la dynastie le plus illustre mais est très actif même si sa tentative de récupérer l’Iran des Parthes à échouer.

Le règne de Séleucos III fut bref et la seule chose certaine qu’il ait accomplie est une expédition contre Attale Ier en 223. Il se pourrait que cela ait été une tentative de reconquête de l’Asie Mineure. Au printemps 223, Séleucos III franchit le Taurus et périt assassiné. Son jeune frère était alors en Babylonie. A la mort de Séleucos III, en Orient comme en Occident, le royaume est en proie à une grave crise et la situation est mauvaise des deux côtés.
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Message par Elessar le Mer 2 Jan 2008 - 20:22

La suite :

De Antiochos III à Antiochos IV

Assassiné en Phrygie en 223, Seleucos III laisse une succession
difficile à son frère. Pourtant l’armée avait acclamé Achaïos à la
place de Seleucos. Mais Achaïos refusa le trône et fit connaître les
droits d’Antiochos III alors gouverneur général des Hautes Satrapies. .
Des dispositions administratives furent prises : Achaïos fut nommé
gouverneur général d’Asie mineure, Molon gouverneur des Hautes
Satrapies et Hermias devint le préposé aux affaires. Achaïos, fin
stratège, mena une campagne foudroyante en Asie mineure et au cours de
l’été 222, les anciens domaines de la dynastie étaient repris.

Le règne Antiochos s’annonçait favorable. Le loyalisme Achaïos
lui avait donné le trône et les postes les plus hauts dans
l’administration étaient occupés par des personnes très compétentes. A
peine la situation réglée une crise éclata pourtant. Hermias, en
fonction depuis avant 223 visait à établir une centralisation
administrative de l’empire qui visait à diminuer le pouvoir des
gouverneurs pour les avoir entre ses mains. Si il y parvenait, cela
aboutissait à un renforcement du pouvoir du préposé aux affaires. Or la
volonté de puissance d’Hermias se heurtait à d’autres ambitions
rivales. Molon se révolta dès sa mise en fonction. La cour apprit ce
soulèvement à l’été 222 et Epigènes, un stratège, conseilla au roi de
réagir immédiatement. Hermias s’opposa à ce conseil et affirma
Antiochos III devait rendre la Syrie à Ptolémée III. Le roi se rangea à
cet avis et gagna la Syrie tandis que la répression de la révolte était
confiée à deux stratèges, Xénon et Théodore. A peine Antiochos avait-il
gagné la Syrie qu’il apprit que les deux stratèges avaient été vaincus
et que Molon avait étendu sa domination. Il voulut se porter contre lui
mais Hermias sut l’en dissuader et le convainquit de maintenir la
campagne de Syrie. Un stratège mercenaire, Xéroitas fut envoyé contre
Molon. Pourtant la campagne de 221 contre la Syrie n’était pas
soigneusement préparée et Antiochos ne put passer les puissantes
fortifications ptolémaiques et dut effectuer une retraite. Le stratège
Xéroitas se fit écraser sur le Tigre et Molon s’empara de la Séleucie.
L’année 221 commençait mal. Le roi devait concentrer ses efforts sur
Molon. Hermias voulait détourner l’attention du roi afin de garder le
pouvoir. Lorsque le roi écouta les conseils d’Epigène pour se porter
contre Molon, Hermias fit assassiner Epigène prétextant une trahison.
Sous le commandement de Zeuxis et avec la présence du roi, les
opérations contre Molon fut rapidement menées. Molon fut vaincu et se
suicida. Antiochos III regagna Antioche à l’automne 220 et était enfin
maître de lui : Il avait fait assassiner Hermias, geste approuvé par la
population. A son retour à Antioche il apprit qu’Achaïos s’était fait
roi d’Asie Mineure.

Pourtant Antichios III ne se met pas tout de suite en campagne
contre l’usurpateur et se contente de lui adresser des reproches. Il se
consacre ensuite à la préparation de la quatrième guerre de Syrie sans
se soucier de ses arrières, arrières qu’ Achaïos ne menacera jamais. La
quatrième guerre de Syrie dont nous verrons le déroulement plus tard
s’achève par la bataille de Raphia en 217 où Antichios III fut défait
et se replia sur Antioche. Antiochos, vaincu par Ptolémée IV ne pouvait
plus prétendre à une autorité sur Achaïos. Même si ce dernier n’avait
pas de visée conquérante, il était indépendant. Antiochos III ne
pouvait plus tolérer cette situation. A peine remis de la débâcle de
Raphia, Antiochos III fait alliance avec Attale et franchit le Taurus
pour mettre fin à cette corégence. La lutte entre les deux rois se
concentra autour de Sardes et la ville fut prise en 215 par Antiochos.
Pourtant, Achaïos demeure enfermé dans l’acropole de sa capitale. Par
traîtrise, Antiochos III captura Achaïos qui fut supplicié.
L’Iran constituait maintenant un des buts d’ Antiochos. Le
souverain conclut des traités avec les trois vassaux de la région et
ces rois devinrent ses sujets. Il dut les laisser subsister mais
améliorer ses positions en Iran. Antiochos III n’a remporté que des
demis succès en Iran mais a rétabli la situation.

Antiochos accomplit ensuite des opérations en Egypte dont nous
verrons le déroulement plus tard. Au lendemain de la reconquête de la
Coelé – Syrie, Antiochos voyait s’ouvrir à lui la possibilité de
reconquérir les terres de ses ancêtres car la deuxième guerre de
Macédoine venait d’éclater (en 198, les forces séleucides occupaient
une partie des territoires qu’Attale Ier avait pris sur Achaïos).
Lorsque les affaires en Egypte furent réglées, Antiochos pu se
consacrer à ses visées sur l’Anatolie personnellement (il semble que
ses stratèges soient déjà sur place). Au printemps 197, les forces
séleucides se mettent en marche. Antiochos entreprend de prendre les
places littorales de la côte sud ptolémaïque. Alors qu’il assiégeait
une cité aux confins de la Cilicie, Korakésion, une ambassade rhodienne
lui fit savoir que les rhodiens ne toléraient pas qu’ Antiochos pousse
plus avant son armée. C’est alors que la nouvelle Cynoscéphales parvint
aux Rhodiens. Ceux-ci convaincus que cette annonce allait intimider
Antiochos renoncèrent à leur intention de guerre. Pourtant, cela
n’arrêta pas Antiochos et il prit sous sa coupe les cités libres et les
cités ptolémaïques de la côte. Ephèse devint sa base égéenne de
première importance. A la fin de l’année, il avait atteint les détroits
et prenait Abydos des mains de Philippe V. Deux cités lui résistèrent
et firent appel à Rome. Les deux villes, Smyrne et Lampsaque
demandaient à Rome de garantir leur liberté contre Antiochos.
Au printemps 196, le Séleucide passe en Thrace. Le sénat lui
adjoint de ne pas passer en Europe avec une armée ou d’attaquer une
cité autonome. Pourtant, Antiochos n’est pas rentré de guerre. Le sénat
envoya L. Cornélius Lentulus attaquer en orient afin d’obtenir une
médiation entre Antiochos et Ptolémée V. Les partis se réunirent à
Lysimacheia où il fut prié à Antiochos d’évacuer les places prises à
Ptolémée et celles que les Romains venaient de prendre à Philippe.
Antiochos leurs rétorqua que les affaires d’Asie ne concernaient pas
plus les Romains que les affaires de l’Italie ne le concernaient
lui-même. Pour se qui concerne la Thrace, il répondit qu’il ne faisait
que reprendre les terres auxquelles son ancêtre Séleucos I du fait de
sa victoire sur Lysimaque avait droit. La médiation n’aboutit à rien.
C’est le premier heurt entre Antiochos et Rome. Rome ne peut pas sans
perdre la face auprès des cités grecques laisser agir Antiochos et ce
dernier, pour ne pas perdre la face auprès de son peuple et de son
entourage, ne peut pas renoncer à ses prétentions de restaurations
dynastiques. Pour l’instant les deux adversaires ne font que se
regarder.
En 195, la méfiance romaine est accrue par un nouvel arrivant à
la cour d’Antiochos III : Hannibal. A Rome, pourtant la majorité ne
veut pas la guerre. Au début 193, Antiochos dépêcha une ambassade à
Rome pour solliciter leurs amitiés, Flaminius qui s’occupait des
affaires orientales eut à décider. Flaminius fit savoir à Antiochos que
pour prix de la reconnaissance de ses droits sur la Thrace, il devait
reconnaître la défense de Rome sur les cités grecques d’Asie. Antiochos
agissait ainsi car Pergame forte de son alliance romaine repoussait les
propositions d’attirance d’Antiochos. Le souverain séleucide désirerait
briser cette défense de Rome et demandait donc une alliance. Les
ambassadeurs répondirent à Rome qu’ Antiochos allait réfléchir sur ces
conditions. Rome dépêcha ensuite une ambassade qui se rendit d’abord
auprès d’Eumène II qui, méfiant, poussa Rome à la guerre. Les légats
rencontrèrent Antiochos mais on ne pu s’accorder. Ainsi, en 193,
Antiochos proposa une négociation et Rome proposa un jeu de concessions
et la négociation s’engagea. Mais la même année, voyant l’agitation
Etolienne et pensant que c’est la source de difficultés romaines en
Grèce, Antiochos choisit de différer la négociation pour que le rapport
de forces s’inverse et qu’il puisse conserver ses positions. Ainsi il
encourage les Etoliens à mettre le feu à la Grèce. En 192,
l’accroissement de la confédération achaïenne et la fidélité de
Philippe à Rome montre à Antiochos que, s’il n’intervient pas, le
rapport de force ne s’inversera pas et il risque de se retrouver dans
une bien moins bonne situation qu’au départ. Et il est contraint à la
guerre.

En octobre 192, Antiochos III arrive en Grèce et amène 6
éléphants et 10 000 hommes à Démétrios. On a une coalition étolienne et
séleucide. Les Achaïens restent fidèles à Rome. Antiochos réussit à
s’emparer de Chalcis. Mais, début 191, les résultats militaires
s’avèrent très décevants et Rome, Philippe et les Achaïens faisaient
bloc contre Antiochos qui avait des forces faibles et des alliés
douteux. Au printemps 191, gonflé par des renforts, les Romains font
s’effondrer les positions d’ Antiochos et mettent en fuite ses alliés.
La Thessalie est dégagée et l’armée romaine atteint la région du golfe
lamiaque. Insuffisamment soutenu par les Etoliens, Antiochos ne peut
affronter les forces qui avancent contre lui. Il décide de bloquer les
Thermopyles. Le gros des romains se heurte aux retranchements séleucide
tandis qu’une colonne secondaire surprend les Etoliens à l’arrière. Ce
fut la débâcle et Antiochos ramena 500 hommes à Chalcis d’où il
repartit pour l’Asie (fin avril 191). La guerre ensuite en Grèce est
rapidement liquidée et au début de l’automne 191, les hostilités en
Grèce sont terminées. Au printemps 190, les Scipions arrivèrent en
Grèce et les Etoliens ne désirant pas accepter les conditions de Rome
reprirent le chemin de Rome pour la négociation. Débarrassés du souci
étolien, les Scipions marchèrent sur les Détroits. Il importait
maintenant pour les deux parties de tenir la mer où le Séleucide était
puissant. Séleucos, fils du roi, piétinait devant la capitale du
royaume de Pergame. Il fut bientôt rejoint par son père mais les portes
de la ville restèrent closes. Antiochos fit des propositions de
négociations au prêteur de la flotte romaine, mais elles furent
rejetées. En août 190, les Rhodiens battaient une flotte de renfort et
en septembre les coalisés infligeaient un défaite à la flotte
séleucide. Ces victoires assurèrent aux Romains la maîtrise des mers.
Aussitôt, Antiochos évacua la Thrace et l’armée romaine passa sans coup
férir en Asie. Là elle fit jonction avec Eumène II. Fin 190, il tenta
la négociation mais les exigences romaines étaient trop grandes.
Antiochos avait entre temps réuni une armée plus de deux fois
supérieure à celle des Scipions. Les Romains avaient trente mille
hommes sous leurs ordres et Antiochos soixante douze mille. Antiochos
attira les Romains sur un terrain lui étant favorable : à Magnésie en
Sipyle. Ce fut un désastre pour Antiochos qui du fuir. Antiochos se
résolut à traiter.

Après Magnésie, il fallait définir les causes du traité et
organiser les territoires enlevés à Antiochos. Des préliminaires à
cette paix avaient été réalisés à Sardes en 189. A Apamée, en 188, les
clauses sommaires de Sardes sont développées. La frontière de l’empire
séleucide est fixée au Taurus. Antiochos III devait enlever les
garnisons des régions qui lui étaient ravies, limiter ses armements en
éléphants et en marine. Il devait livrer des otages et les personnages
« anti - romains ». En plus de l’indemnité de guerre très lourde et du
ravitaillement de l’armée romaine en Asie mineure, Antiochos devait
détaxer des marchandises de sortant de son royaume en direction de
Rhodes. Le traité détruit les prétentions séleucides du côté de
l’occident.

C’est la fin lamentable du roi qui a essayé de restaurer dans son
extension et même au-delà l’empire de son ancêtre Séleucos. Cela n’a
aboutit qu’à la décadence.
Séleucos IV prend la succession d’ Antiochos III mais est
assassiné. Antiochos IV devenait roi au prix d’un coup d’état complexe.
Il devient roi avec la bénédiction de Pergame.Il du affronter la sixième guerre de Syrie.
Antiochos mène des actions contre les juifs qui aboutissent à une paix.
En 165, Antiochos IV part pour l’orient après avoir confié la partie
occidentale du royaume à son préposé aux affaires. En 164, il
disparaît. Ce règne est très obscur, et si Antiochos avait voulu
restaurer la grandeur de l’empire, son échec est visible. Son règne est
marqué par la sixième guerre de Syrie mais sinon ses actions ne font
pas grand-chose pour l’empire. La gloire et la puissance de la dynastie
séleucide n’est plus.
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