Définition des Olmèques

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Définition des Olmèques

Message par Cuauhtémoc le Sam 4 Fév 2006 - 21:14

Présentation

La culture olmèque demeure inconnue jusqu’à la deuxième moitié du XIX° siècle. Les spécialistes s’accordent pour fixer les débuts de l’olmécologie en 1862 avec la découverte fortuite de la première tête colossale à Hueyapan (Veracruz) par José María Melgar y Serrano. Aujourd’hui, selon l’école française promue par C. Niederberger et reprise notamment par C. Magni, la culture olmèque apparaît comme un ensemble multi-ethnique et pluri-linguistique qui s’étend à partir de 1200 avant J. C. jusqu'à 500 avant J. C. sur une vaste partie de la Méso-Amérique. Sa présence est attestée à des niveaux d’occupation anciens sur la Côte du Golfe, dans le Bassin de Mexico et le long de la côte Pacifique dans les États du Guerrero, Oaxaca et Chiapas. Au-delà des frontières mexicaines, on recense des vestiges olmèques jusqu’au sud du Costa Rica. Parmi les sites majeurs, on peut citer : San Lorenzo (Veracruz), La Venta (Tabasco), Chalcatzingo (Morelos), Teopantecuanitlán (Guerrero) et Abaj Takalik (ou Takalik Abaj) au Guatemala.

Société

Écriture et calendrier
Notons l’existence d’une écriture (pictogrammes-idéogrammes) qui est en vigueur dès 1200 avant J.C. sur une vaste partie de la Méso-Amérique. Il s’inscrit en premier lieu sur les terres cuites, puis sur d’autres supports, en particulier la pierre.


L’organisation sociopolitique
La société olmèque est encore très mal connue ce qui explique peut-être les divergences d’opinions. Avis qui concordent sur un seul point : l’existence d’une période cruciale située entre 1000 et 900 avant J.C., marquée par des changements importants attribuables à plusieurs facteurs : l’introduction de nouvelles techniques agricoles permettant une meilleure alimentation et conséquemment une croissance démographique, l’intensification des échanges commerciaux, une urbanisation importante accompagnée d’une forte stratification sociale, d’une centralisation des pouvoirs politiques, d’une religion institutionnalisée, et de manière générale d’une spécialisation des activités. Au cours de cette période on enregistre une intensification des travaux d’architecture et de sculpture. Des sculptures monumentales rythment les centres cérémoniels et en accentuent la majesté. Faut-il déjà parler en termes d’État ou plus prudemment, d’évolution avec le passage d’une société segmentaire de type clanique à celle étatique. Le débat reste ouvert. Au niveau de la nature du pouvoir on se plaît à qualifier ce système de théocratique.


Iconographie olmèque
Au niveau de l’iconographie, la figure humaine constitue le thème principal de l’art olmèque. Le catalogue d’œuvres monumentales de Beatriz de La Fuente (1973) comporte 206 pièces, dont 110 représentent des personnages anthropomorphes. Les œuvres animalières ne viennent qu’en troisième position, après les figures hybrides, parmi lesquelles l’homme-jaguar prédomine.

Religion

Résumons l’état des connaissances relatives aux “ divinités ” olmèques. Leur nature et leur nombre font l’objet de controverses. Trois courants principaux peuvent être distingués .

Les partisans d’un panthéon

Avec en tête D. Joralemon, qui à la suite d’un travail analytique, identifie dix "divinités" principales au sein de l’univers sacré. Leur nombre est réduit, dans une publication postérieure, à six. Ce panthéon serait régi par une "divinité" majeure que l’auteur nomme "dragon", composée d’attributs empruntés au caïman, à l’aigle, au jaguar et au serpent.


Culte de la Terre Mère et du Jaguar

le courant des partisans d’une religion centrée autour du culte de la Terre Mère et du Jaguar, qu’il soit anthropomorphisé ou non. Le jaguar olmèque est représenté sous forme animale ou semi-animale. Il est généralement associé à la pluie et à l’agriculture. Son pouvoir est ambivalent : créateur et destructeur à la fois. Il s’agit du courant traditionnel qui regroupe la plupart des spécialistes.


Les "fétiches" anthropomorphes

Le courant des auteurs qui nient le phénomène de la divinisation. Bien que conscients d’une réalité religieuse, ils ne croient pas à l’existence de divinités formalisées. C’est le cas de Pohorilenko qui voit dans l’art olmèque une composition d’éléments nécessitant une lecture, une sorte de communication visuelle à l’aide de signes spécifiques. Ces représentations composées ne dépeignent pas des divinités, mais plutôt des "fétiches" anthropomorphes qui renferment des esprits, des pouvoirs de la nature. Il s’agirait donc, de maîtres invisibles et non pas de dieux.

Source : Wikipédia
J'ajouterai de nouvelles informations tantôt.

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